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MONT-BLANC - Ascension Mont-Blanc

Ascension du Mont-Blanc

J'ai plaisir à pouvoir présenter dans cet article, une randonnée alpinisme, la plus belle qui soit en Haute-Savoie : la voie royale, la voie des cristalliers ou plus classiquement l' itinéraire normal du Mont-Blanc.

Avant de parler de l' ascension il me faut préciser immédiatement que celle-ci n' est envisageable qu'à diverses conditions, mais surtout une météo excellente, être en condition physiquement pour fournir un effort important et long à haute altitude, et techniquement de connaitre les bases de l' alpinisme.
Prendre un guide reste la meilleure solution pour aborder les magnifiques pentes enneigées de la plus haute merveille d'Europe occidentale, le 5e sommet d'Europe, après les 4 sommets du Caucase: l'Elbrouz qui culmine à 5642 m, le Dykh Tau à 5203 m, le Chkhara à 5058 m et le Kazbek à 5047 m.

La première partie est la montée vers le refuge de Tête Rousse ( Camp de base ) au départ du Nid d'Aigle depuis St Gervais.
Le train prendra une heure depuis St-Gervais pour rejoindre le terminus du nid d'Aigle à 2372 mètres. Depuis là, les 790 mètres de dénivelé se feront en plus ou moins deux heures suivant les personnes avec à ce moment des sacs très chargés (15kgs en moyenne mais
je recommande moins ).

Le train à l'entrée des tunnelsAu centre le chemin sur l'arête pour<br />>Tête RousseRefuge de Tête Rousse

Tête Rousse est un très beau refuge , récemment refait à neuf à 3165 mètres d'altitude et peut déjà marquer la limite entre la partie rocheuse et la neige suivant la période.
Il peut être déjà sécuritaire de chausser les crampons pour y accéder mais cette montée reste largement abordable aux randonneurs.

Un chemin indique la voie vers un premier plateau rocheux passé le bivouac des Rognes, pour ensuite accéder à une première arête d'un pourcentage encore raisonnable.
Ce ne sera que vers la fin de cette arête ( à 15min du sommet) que l'on apercevra le chalet dans la neige sur un second plateau.

Montée au refuge et aiguille du GoûterGrand couloirFinal avant le refuge du gouterEscalade de l'arête du gouter à 20h00  ! !

La vue est déjà belle depuis les balcons du refuge mais la partie la plus dangereuse de l'ascension est maintenant à venir.
Cette seconde étape est la montée sur l'arête du Goûter qui donne accès au refuge à 3817 mètres, en fait le sommet de l'aiguille du Goûter.
Celle-ci débute par le passage du couloir, le grand couloir qui fait parler de lui chaque année. C'est un goulet ou descendent les pierres ou coulées avalancheuses dès les premières chaleurs de l'été.
Sécurisé par un câble en début de saison, celui-ci sera souvent inutilisable par la suite.
Le refuge est quasiment 600 mètres plus haut atteint par une escalade longue et souvent très exposée.
Deux bonnes heures casqués et vigilant tout au long, sont nécessaire pour gravir cette seconde arête. Il faudra bien rester dans l'itinéraire tracé car sinon, on trouvera du rocher pourri.
C'est la partie la plus raide de l'ascension du Mont-Blanc qui n'est d'ailleurs visible pendant l'ascension que du dôme du Goûter et à l'approche finale.
Il faudra penser, plus haut le lendemain, que la descente est périlleuse et donc garder des forces pour éviter tout accident dans celle-ci.

La neige recouvre les toits du refuges du GoûterCoucher du soleil depuis le refuge du gouter Montée sur le Dôme du gouter

La récompense en haut, marque les esprits à jamais , après un copieux souper, c'est le spectacle du coucher du soleil . Une lumière chaude envahit l'endroit, et ce moment intense fera certainement dire qu' être à 3800 mètres au refuge du Goûter est déjà un fantastique et un grand privilège.
A cette altitude, les symptômes du mal des montagnes peuvent faire leur apparition si une préalable acclimatation n'a pas été faite.
Courte nuit pour un départ souvent glacial en direction du Dôme du Goûter vers 04h15 .

Aiguille midi et mont blanc du Tacul L'ombre du Mont Blanc au lever du jourArête des BossesLe sommet<br />en direction de l'Italie et la Suisse

Longue marche de nuit que la totalité des cordées éclairent grâce à leurs lampes frontales . En plus de deux heures, le dôme à 4300 mètres est atteint et les premières lueurs du jour font leurs apparitions.
Une traversé legèrement descendante permettra d'attaquer la montée d'abord vers le bivouac Vallot plus l'arête des bosses pour atteindre le sommet , sommet toujours plus haut à 4810 mètres.
Pour ma part, j'ai jugé préférable ce jour là de m'arrêter sur le Dôme du Goûter à environ 4300 mètres car des maux de tête de plus en plus important rendait ma progression pénible.
Aspirine , « coca » ( homéopathie ) n'auront pas suffit, il restait encore le Diamox mais n'étant pas certain des conséquences, je me suis abstenu.

Sur 3 personnes au départ, un seul fera le sommet, un second s'arrêtera à 4000 et moi sur le Dôme que le soleil commencera tout juste à éclairer vers 06h15 du matin.
Le vainqueur partit à 06h30 du Dôme sera au sommet à 08h30 pour redescendre au refuge du Gouter à 11h00 et nous rejoindre au Nid d'Aigle à 15h00

Val veny et le petit Mont-Blanc

L'accès à ces espaces extraordinaires, la marche à plus de 4000 mètres n'est pas donné à tout un chacun, le sommet sera vaincu pour certains ou restera une quête pour d'autres.
Pour réussir cette course, il est préférable d'avoir un entraînement récent à plus de 3500 mètres et de prendre le temps nécessaire à une bonne acclimatation.
Bien évidement, pensez à redescendre dans la vallée tous vos détritus, afin de préserver ce merveilleux environnement.

Refuge du goûter, tarif 54 euros/demi-pension, tél 04 50 54 40 93.

Texte et photos de Marc Chevallay, accompagné de Phillippe Forestier et Patrick Dujoux.
Le 19 Septembre 2006.


Date de création : 04/10/2006 18:07
Dernière modification : 02/07/2010 19:50
Catégorie : MONT-BLANC
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react.gifRéactions à cet article


Réaction n°4 

par Galois le 29/06/2011 09:21

Mont blanc   Superbe récit , bravo et merci  pour ce bel article. Quand à moi j’ai pu faire le sommet il y a deux jours, j’y suis encore pour quelques temps !   Si mon expérience peut être utile à quelque uns j’en serais ravi. Ce d’autant plus qu’un mal aigu des montagnes  (mam) persistant, m’a plusieurs fois empêché de faire le sommet.   Maintenant que j’ai la recette je me sens plus serein pour mes prochaines sorties en altitude. Bien sur elle correspond à mon profil et n’est pas forcément transposable à tout un chacun, mais à quelques petites choses près elle doit pouvoir en aider beaucoup.   Habituellement le mam me touchait vers 4300 m , vers le col de la Brenva (sur la voie des 3 monts) . En ce qui me concerne cela se manifeste par ce qui ressemble à un coup d’hypoglycémie énorme, en quelques minutes. Impossible de faire plus d’un pas tous les 30 secondes. Par contre pas de mal de tête, tout l’oxygène semble réservé au cerveau plus rien aux muscles. J’ai pu recréé le problème en me mettant en apnée pendant des courses en montagne ; on ne va pas loin !  Et les jambes s’arête avant le cerveau, heureusement.   Profile de l’individu : hélas plus près de 50 que de 45, beaucoup de rando toute l’année. En général de 500 à 1500 m rarement beaucoup plus, 5 à 10 sorties par mois selon météo, vitesse de pointe de 600m/h pendant 2h sur des sommets de 2000 à 2500 m. et donc mam qui se fait sentir dés 2700 m de façon prononcé. Cette année, printemps  pas si beau malgré la sécheresse, obligations diverses, peut-être  une ou deux sorties par mois depuis février.   Le V  24/06 pour préparer ce mont blanc auquel je ne croyais pas trop 1600 m de dénivelé pour un bivouac à 2900 m , superbe couché de soleil au-dessus des nuages. Cela m’a peut-être un peu acclimaté.  Un demi diamox, ce fameux diurétique qui réduit la pression intra crânienne  en partie responsable du mam.   S 25 , cham , aiguille du midi , et nuit au refuge des cosmiques à 3612 m. demi diamox . Départ 4h après petit déjeuné léger  et un diamox entier (250mg) Dés le début du tacul je choisi délibérément un rythme d’escargot contrairement à mes autres sorties dans le secteur où il s’agissait quand même plus ou moins de ne pas faire attendre les autres . je me cale environ sur un pas et une longue respiration par seconde , voir moins, sois environ 250 m/h à ma montre alti.   A partir de là s’engage une véritable course de lenteur , mon coéquipier à la gentillesse de me laisser faire , et me dira ensuite qu’à son rythme naturel il n’aurait probablement pas tenu la distance mieux que moi . Nous nous faisons doubler par presque toutes les cordées qui sont derrière nous, et que nous  retrouvons quelques centaines de mètres plus loin , obligée de s’arrêter pour souffler. Plusieurs n’arriverons pas au sommet.   La monté se déroule bien, presque une promenade, si ce n’est le désagrément, de devoir contrôler mon rythme respiratoire et donc cardiaque à la moitié de mon naturel pour les empêcher de monté dans les tours. Je suppose et j’espère alors que cela suffira à me permettre d’atteindre le sommet.   J’arrive au point critique , col de la Brenva, puis mur de la cote vers 4400 m , là où le mam m’avais arrêté la dernière fois il y a quelques années. J’ai du mal à avancer même très lentement, serait ce la fin encore une fois ? je sais bien qu’il faut ralentir sur la fin mais quand même, je m’interdit de forcer, mais je vais si lentement !   Les petits rochers rouges sont en vue vers 4550,ça ne va pas ,  tant pis , je rétrograde, je passe à deux longues respirations pour un pas, c’est vraiment très très lent .mais si cela suffit pour atteindre le sommet , je suis près à le payer . deux jeunes me double , ils ont pris la première benne du matin et on commencé à marcher à 8h !   4h de moins que moi, deux fois plus rapide donc…ils n’ont pas mes problèmes !   Arrivé de l’escargot au sommet en 9h30 , pleine forme. j’ai l’impression d’être à 2000 m Panorama extraordinaire, comme tout au long de la monté, j’ai pu l’admirer à loisir. Bonne neige , très peu de vent , le temps de bien en profiter, les jours sont long , et la descente sera bien plus rapide .enfin ce mont blanc !   Voilà , si ce récit et cette expérience permettent à quelques personnes de réussir ce sommet tant convoité , ces quelques lignes auront atteint leur objectif, celui de rendre plus nombreux ceux qui pourront partager ces instants fabuleux .   A Galois 

agalois7@aol.com
                 

Réaction n°3 

par magik le 07/06/2011 18:37

Partir à 4h15 pour le Mont Blanc n'est pas recommandé car le degel peut entraîner des avalanches facilement. Normalement, les gardiens du refuge font partir les premières cordées à 2h du matin.

Réaction n°2 

par pfbrizon le 11/04/2009 17:18

je me permet d'insister sur la fin de l'article  RAMENER VOS DÉCHET les mégot aussi. en fin d'été tous ces mégot sur la neige ces pas top. autrement que la montagne vous gagne et respecter la un ht savoyard
bonne ballade a tous

Réaction n°1 

par seb le 13/05/2008 16:45

Encore un article qui donne vraiment envie de  faire cette ascension ! Cela fait quelques temps que nous avons pour projet le mont Blanc, mille merci pour cet article et ces superbes photos qui nous conforte dans notre reve!

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